-30%

d’émissions de GES de l’usine grâce à la production de biogaz

4 300
MWh

d’électricité issue de la cogénération

500 000

habitants bénéficiaires

Une infrastructure durable

Ce projet constitue une étape importante pour l’amélioration de l’assainissement en Afrique de l’Ouest. Il illustre la capacité de SUEZ à mobiliser son expertise technique et à s’intégrer dans les dynamiques territoriales pour répondre à des enjeux environnementaux et urbains complexes. Cette infrastructure est un maillon essentiel de la lutte contre la dégradation de cet espace naturel d'exception du Sénégal, en contribuant progressivement à l’amélioration de la qualité de son environnement et à la réduction des pollutions qui l’affectent.

Sénégal

Pays

Eaux usées

Type d’installation

26 000 m³ / jour

Capacité

Mise en service 2026

Contrat DB (Conception, Construction) – 2 ans

Réduire les émissions de gaz à effet de serre et produire une énergie renouvelable locale

Climat

  

Dans de nombreuses zones urbaines, la gestion des eaux usées représente un défi croissant, renforcé par l’urbanisation rapide, la pression démographique et la disponibilité limitée des ressources énergétiques. Face à l’augmentation des coûts d’exploitation et à la nécessité de réduire l’empreinte carbone des infrastructures, les collectivités cherchent à transformer leurs systèmes d’assainissement en leviers de performance environnementale et opérationnelle.


À Dakar, la baie de Hann illustre cette situation : une zone densément peuplée, exposée aux pollutions industrielles et aux débordements d’eau lors d’épisodes de fortes pluies. Dans ce contexte, la mise en place d’une station capable de combiner efficacité de traitement, sobriété énergétique et résilience climatique répond à un besoin concret.

La station d’épuration de la baie de Hann s’inscrit dans une nouvelle génération d’infrastructures, conçues pour traiter les eaux usées tout en produisant de l’énergie renouvelable locale. Grâce à la valorisation du biogaz issu de la digestion des boues, le site atteint environ 55 % d’autonomie énergétique, réduisant ainsi sa dépendance aux énergies fossiles.


Ce procédé de digestion permet également de réduire le volume de boues produites. Au global, le système contribue à une réduction de plus de 30 % des émissions de gaz à effet de serre, tout en assurant la continuité du service même en période de fortes pluies, renforçant ainsi la résilience du territoire.

55%

d’autonomie énergétique

-30%

d’émissions de GES de l’usine grâce à la production de biogaz

4 300
MWh

d’électricité issue de la cogénération

Restaurer un écosystème marin unique

Nature

    

Dans de nombreuses villes côtières, la dégradation progressive des milieux aquatiques exerce une pression croissante sur les écosystèmes marins et la qualité de vie des populations locales. L’accumulation de rejets domestiques et industriels non traités, associée à l’obsolescence des infrastructures d’assainissement, entraîne une perte de biodiversité, une dégradation des paysages et une baisse de l’attractivité des zones littorales.


Dans ce contexte, la restauration de milieux fortement dégradés par des décennies de pressions d’origine humaine devient un enjeu partagé par de nombreuses métropoles côtières, qui doivent concilier développement urbain, protection de la biodiversité et qualité du cadre de vie.

Pour répondre à ces défis, la station d’épuration de la baie de Hann a été conçue selon une approche environnementale rigoureuse, garantissant un rejet des eaux usées traitées conforme aux normes les plus strictes, sans recours à des réactifs chimiques, et adaptée aux risques d’inondation et de fortes houles. Le traitement biologique par procédé trizone, particulièrement adapté aux eaux riches en nutriments, permet de maîtriser efficacement les flux d’azote et de phosphore, et ainsi de limiter les phénomènes d’eutrophisation dans la baie.


La conception du site s’est aussi démarquée par la prise en compte son intégration environnementale, et une adaptabilité ouvrant la voie à une réutilisation future des eaux traitées pour des usages non potables. Ce modèle permet de traiter jusqu’à 26 000 m³/jour d’eaux usées, de contribuer à la restauration progressive de la biodiversité marine et d’éviter l’utilisation de réactifs chimiques dans le traitement primaire. Il constitue ainsi une réponse concrète pour les collectivités engagées dans la restauration de leurs milieux côtiers dégradés.

26 000
m³ /jour

d’eaux usées traitées

0

réactif chimique utilisé en traitement primaire

-30%

de volume de boues produites grâce à la digestion

Contribuer à restaurer un écosystème unique

Social

   

Dans les zones urbaines en expansion rapide, l’accès à un assainissement fiable et sécurisé est essentiel pour préserver la santé publique et améliorer les conditions de vie.

À Dakar, la dégradation de la baie rendait la baignade et la pêche impossibles et affectait les activités économiques locales liées au littoral. Dans ce contexte, l’amélioration durable du cadre de vie des 500 000 habitants des neuf communes riveraines de la baie de Hann est devenue une priorité pour les autorités locales.

500 000

habitants bénéficiaires

9

communes bénéficiaires

La station d’épuration construite dans le cadre du programme de dépollution de la baie de Hann apporte une réponse concrète à ces enjeux sociaux et territoriaux. En interceptant les effluents dès leur arrivée et en traitant efficacement les eaux usées domestiques et industrielles, elle prévient les pollutions et réduit les nuisances pour les riverains. Un système centralisé de traitement des odeurs permet de maîtriser l’ensemble des points sensibles du site, facilitant son intégration dans l’environnement urbain.

Le projet repose également sur une logique de gouvernance partagée et sur l’application du principe du “pollueur-payeur”. Le chantier a mobilisé des entreprises et des compétences locales, contribuant à la création d’emplois et au développement du tissu économique régional.