






Un projet au service d’une transformation durable et concrète
À La Roche-sur-Yon, la modernisation de la station d’épuration incarne une transformation profonde : celle d’une infrastructure devenue un outil de transition écologique, un moteur énergétique, un refuge pour la biodiversité et un lieu d’échanges avec le territoire. Cette étude de cas illustre la capacité des infrastructures publiques à évoluer, à s’adapter et à produire de la valeur durable pour le climat, la nature et les citoyens. Une démonstration concrète de l’expertise de SUEZ au service des territoires et de la transition écologique.

France

Eaux usées

26 0000 m³ / jour

Mise en service 2028
Accélérer la transition vers une infrastructure bas carbone

Climat
Dans un contexte de volatilité des prix de l’énergie et face à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les collectivités cherchent à limiter la dépendance énergétique de leurs infrastructures tout en garantissant la continuité d’un service public essentiel. Les stations d’épuration, historiquement consommatrices d’énergie, constituent à ce titre un levier important d’amélioration.
À La Roche-sur-Yon, la modernisation de la station d’épuration vise à optimiser sa performance énergétique et à favoriser la valorisation des ressources produites sur site. L’intégration du procédé Cleargreen® permet notamment de réduire la consommation d’énergie, contribuant ainsi à améliorer l’empreinte environnementale globale de l’installation.
Le biogaz issu de la digestion des boues par méthanisation est valorisé par injection dans le réseau via le procédé Methanis® Grid, pour une production d’environ 4 800 MWh de biométhane par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 2 000 foyers.
Par ailleurs, une turbine installée sur l’eau traitée permet de récupérer de l’énergie directement au sein du processus, renforçant l’autonomie énergétique du site. Le site est également équipé de 2 100 m² de panneaux photovoltaïques, produisant environ 300 MWh d’électricité par an.
Grâce à cette production d'énergie, la station d'épuration est autosuffisante en énergie, et produit même plus d'énergie qu'elle n'en consomme. 400 MWh sont ainsi produits chaque année en plus de la consommation de la station.
Préserver la biodiversité

Nature
Face au changement climatique, à la raréfaction des ressources et à l’érosion de la biodiversité, la réduction de l’empreinte environnementale des infrastructures est un enjeu clé. Au-delà, elles peuvent devenir de véritables leviers pour soutenir la préservation de la biodiversité et la continuité écologique. Pour les collectivités, cela implique de concevoir des installations à la fois performantes, respectueuses des écosystèmes et pleinement intégrées dans leur environnement naturel et paysager.

À La Roche-sur-Yon, la nouvelle station d’épuration a été conçue dans cette perspective. Elle intègre des principes d’éco-conception et d’insertion paysagère, en tenant compte de la topographie et des caractéristiques du sol. Des aménagements favorisant la végétation et la biodiversité ont également été mis en place.
Ces aménagements incluent notamment la renaturation de certaines zones, la plantation d’arbres, la mise en place d’un écran végétal à l’entrée du site ainsi que le recours à l’éco-pâturage sur 13 000 m². La végétalisation des toitures contribue également à améliorer le confort thermique des bâtiments.
Par ailleurs, le choix de procédés compacts et de bâtiments à plusieurs niveaux permet de limiter l’emprise au sol et de conserver davantage d’espaces favorables à la biodiversité.
Soutenir le territoire

Social
Aujourd’hui, les infrastructures publiques ne sont plus seulement évaluées sur leur performance technique, mais aussi sur leur capacité à rendre leurs services visibles et à créer du lien avec les citoyens. Longtemps perçues comme des installations techniques, les stations d’épuration font désormais l’objet d’initiatives visant à mieux faire comprendre leur fonctionnement et leur rôle dans la gestion de l’eau.
À La Roche-sur-Yon, la station d’épuration, qui dessert environ 120 000 équivalents-habitants, s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Pensée comme une infrastructure ouverte sur son territoire, elle propose des parcours de visite physiques et numériques permettant aux écoles, aux riverains et aux acteurs locaux de mieux comprendre le traitement des eaux usées et les enjeux associés. Cette ouverture au public contribue à valoriser le service d’assainissement.
La construction de cette nouvelle infrastructure a également généré des retombées économiques à travers la mobilisation d’entreprises du territoire et la création d’emplois directs et indirects. Le chantier a intégré une dimension sociale forte, avec la réalisation de 17 000 heures d’insertion.
