40

GWH/an

d’électricité renouvelable produite à partir du biogaz

800

arbres

préservés ou transplantés

13 000

arbres

plantés dans la métropole 

Une approche intégrée pour un impact positif durable

La nouvelle station d’épuration (STEP) de Worli témoigne d’une manière différente de concevoir les infrastructures urbaines. En valorisant les eaux usées en ressources, et en limitant son empreinte au sol, la STEP de Worli contribue à une gestion plus durable du système d’assainissement de Mumbai. Adaptée aux réalités locales et développée avec la métropole, elle concilie performance opérationnelle et maîtrise des impacts environnementaux. 

Inde

Pays

Eaux usées

Type d'installation

500 000 m³/jour

Capacité

Mise en service 2024

Contrat DBO* – 15ans
* Design ,Build and Operate

Réduire l’empreinte carbone et s’adapter aux changements climatiques

Climat

 

A Mumbai, comme dans de nombreuses métropoles en plein essor, le traitement des eaux usées reposait sur des installations énergivores, mobilisées en continu pour assurer l’exploitation des équipements et la gestion des boues d’épuration. Cette consommation énergétique importante, combinée aux émissions liées au traitement et à l’élimination des boues, contribuait à une empreinte carbone élevée, peu compatible avec les engagements climatiques de la métropole et les attentes croissantes en matière de sobriété énergétique.


Le besoin exprimé par le territoire était clair : disposer d’une solution de traitement des eaux usées fiable, durable, qui émet moins de gaz à effet de serre. Elle devait allier performance environnementale, coûts d’exploitation maîtrisés et capacité d’adaptation.

Ce défi a conduit à la mise en place, avec SUEZ, d’un modèle d’assainissement bas carbone. Le potentiel des eaux usées, jusqu’alors non ignoré, est désormais pleinement exploité, grâce à leur valorisation en énergie renouvelable locale. La STEP est en partie autonome sur le plan énergétique.  

40

GWh/an

d’électricité renouvelable produite à partir du biogaz

40 000

tCO2/an

d’émissions réduites

75%

d’autonomie électrique

À Worli, le traitement des eaux usées s’inscrit dans une logique de valorisation des ressources. Les boues d’épuration, issues du processus de traitement, sont transformées en biogaz, permettant de produire 40 GWh d’électricité renouvelable par an directement sur site. Cette énergie couvre environ 75 % des besoins électriques de l’usine, renforçant son autonomie et réduisant sa dépendance aux sources d’énergie externes. L’autoconsommation de cette électricité renouvelable locale permet de réduire les émissions annuelles de l’usine de 40 000 tonnes de CO₂.


Par ailleurs, la mise en œuvre du procédé de digestion anaérobie des boues permet de réduire significativement les volumes à éliminer, avec jusqu’à 30 % de boues en moins envoyées en centre d’enfouissement. 

Préserver les ressources et réduire l’impact de l’installation sur le milieu naturel

Nature

   

Pendant des années, les rejets d’eaux usées insuffisamment traitées ont fragilisé l’écosystème marin de la mer d’Arabie, affectant à la fois la biodiversité et les usages côtiers, de la pêche aux activités récréatives. Face à cette situation, la métropole a modifié son approche, afin de mieux préserver son littoral et le milieu marin, tout en traitant des volumes d’eaux usées de plus en plus importants. La préservation des milieux aquatiques reposait donc sur une exigence simple : assurer un traitement des eaux usées de qualité pour contribuer durablement à la restauration des équilibres naturels.

Dans une logique d’économie circulaire, valoriser les eaux usées, et les sous-produits de leur traitement, comme les boues d’épuration, permet de s’inscrire dans une dynamique d’économie circulaire. Les eaux usées traitées peuvent ainsi être réutilisées pour certains usages urbains ou industriels, contribuant à réduire la pression sur les ressources en eau dans un contexte où chaque mètre cube compte.  

Sur un site dense et contraint, une attention particulière a été portée à l’intégration environnementale de l’installation. Une démarche d’écoconception a guidé le projet afin de limiter l’emprise au sol et de préserver la végétation existante, contribuant ainsi à la protection des habitats naturels locaux. 800 arbres ont pu être conservés ou transplantés.


L’utilisation d’un traitement membranaire compact a permis de maximiser la capacité de traitement tout en réduisant l’occupation de l’espace. Cette approche se traduit par une réduction de 20 % de l’empreinte au sol des installations de traitement des boues. En parallèle, l’usine traite et recycle jusqu’à 250 000 m³ d’effluents par jour, destinés à des usages non potables tels que l’irrigation des espaces verts ou le nettoyage des voiries. 

800

arbres

préservés ou transplantés

-20%

d’empreinte au sol du bâtiment

250 000

m3 / jour

d’effluents recyclés pour une réutilisation non potable 

Soutenir les communautés locales et améliorer leur cadre de vie

Social

 

Mumbai, ville dense et animée dans laquelle les infrastructures côtoient les zones résidentielles et touristiques, fait face à une forte pression sur son système d’assainissement, avec des impacts directs sur la qualité de vie des habitants. La modernisation du traitement des eaux usées devait permettre d’améliorer les conditions sanitaires tout en limitant les nuisances dans un environnement urbain très contraint.


La municipalité faisait face à un enjeu partagé par de nombreuses métropoles : transformer une infrastructure clé sans perturber son environnement immédiat ni interrompre la continuité des services essentiels. Le choix des procédés, des équipements et de l’organisation du chantier a ainsi été guidé par la volonté de concilier performance technique et respect du cadre de vie local.

13 000

arbres

plantés dans la métropole 

Le projet a ainsi été pensé pour s’intégrer au mieux dans son environnement urbain, avec une attention particulière portée à la réduction des nuisances visuelles et sonores et à l’intégration paysagère du site. La compacité des installations et les actions mises en œuvre pour préserver la végétation existante contribuent à limiter l’empreinte de l’infrastructure dans un tissu urbain dense, tout en favorisant un cadre plus agréable pour les riverains. Par ailleurs, la réduction du volume de boues produites permet de limiter significativement leur transport, un enjeu clé dans une ville déjà fortement congestionnée et exposée à des niveaux élevés de pollution. Cette optimisation contribue ainsi à réduire les flux logistiques, les émissions associées et les nuisances pour les habitants.


SUEZ s’est par ailleurs engagé à accompagner la ville dans sa démarche de végétalisation à travers la plantation de 10 000 arbres. Cette initiative contribue au développement d’espaces végétalisés capables de rafraîchir localement l’environnement urbain et de limiter les effets d’îlots de chaleur, un enjeu particulièrement important dans une métropole dense et exposée comme Mumbai. Cette collaboration permet ainsi non seulement de moderniser un service essentiel pour la ville, mais aussi d’améliorer le confort urbain et de contribuer au bien-être des communautés locales.

La phase de construction a représenté 122 500 jours travaillés, mobilisant largement les compétences locales. Sur le long terme, l’exploitation de l’installation contribuera également à la création d’emplois qualifiés sur une période d’environ 15 ans, renforçant ainsi l’ancrage économique et social du projet et son inscription durable dans le territoire.