Son sujet de thèse ? La détection d’attaques malignes dans les réseaux d’Orange, à partir de séries temporelles. « C’était déjà de la data science, même si le terme n’existait pas encore vraiment.
» Olaf y découvre surtout un mentor déterminant, son directeur de thèse, qui l’encourage à approfondir l’usage des données et de l’IA comme leviers d’aide à la décision. « Sans financement au départ, il m’a même hébergé. Cette rencontre a orienté toute ma carrière. »
Dès la soutenance de sa thèse, Olaf sait qu’il ne veut pas rester dans la recherche académique. Son objectif : appliquer les maths au monde réel. Mais il veut aussi transmettre et rendre accessibles les concepts complexes. « Je me suis dit : quoi de mieux que le consulting pour apprendre à vulgariser ? Les consultants savent présenter des choses compliquées d’une façon qui donne envie.
» Ce passage formateur dans un cabinet de conseil l’aide à trouver sa posture : rendre lisible la donnée, l’interpréter, convaincre.
Après le conseil, il rejoint le CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives) pour travailler sur le vieillissement des batteries des véhicules électriques — un premier pas vers les enjeux environnementaux. Ensuite, Adomik, une star-up spécialisée dans l’analyse intelligente des campagnes publicitaires, SNCF CONNECT, Stellantis, et même une expatriation à Madagascar et à l’île Maurice, où il dirige les équipes data d’un groupe télécom africain. Il y contribue au développement du mobile money et du nano-crédit pour des populations non bancarisées : « Grâce à l’IA, il devient possible d’accorder et de gérer de très petits crédits, remboursables facilement via un téléphone portable. Cela favorise l’inclusion financière.
» Partout, Olaf cherche le même équilibre : des modèles robustes, une utilité immédiate, des moyens d’améliorer le quotidien : « J’aime résoudre des problèmes concrets grâce à la data et l’IA, explique-t-il. Chaque algorithme peut avoir un impact très réel.
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