
Pour Min, la recherche n’est pas abstraite. Elle est nourrie par une histoire personnelle, une sensibilité à la nature et une conviction forte : l’importance de comprendre les pollutions pour mieux préserver l’eau, l’environnement et la santé publique.
Une vocation façonnée dès l’enfance
Min a grandi en Chine, avec une conscience aiguë de la fragilité des ressources en eau. Très tôt, elle prend conscience des pressions qui s’exercent sur les milieux naturels. Sa famille joue un rôle clé dans l’éveil de sa curiosité scientifique. « On m’a toujours encouragée à poser des questions, à comprendre comment les choses fonctionnent », raconte-t-elle.
Ce goût pour l’observation et le questionnement ne la quittera plus. Face aux enjeux environnementaux qu’elle perçoit au quotidien, elle comprend progressivement que la science peut être bien plus qu’un champ d’étude : un levier d’action concret au service de la société.
La science m’a appris à comprendre le monde. SUEZ m’a permis d’agir dessus.Min
Se consacrer aux polluants émergents
Après un cursus universitaire en génie environnemental, Min a poursuivi ses études et obtenu un doctorat en sciences de l’environnement dans le cadre d’un programme combiné master-doctorat à l’Université de Zhejiang, dans une province proche de Shanghai. Son directeur de thèse, spécialiste de longue date du comportement des polluants organiques dans l'environnement, lui transmet une philosophie qui la marquera à jamais : « mener des recherches qui répondent à de véritables enjeux environnementaux ». Elle oriente alors ses travaux vers un domaine alors peu connu du grand public, mais à fort enjeu scientifique et sociétal : les polluants émergents, et en particulier les PFAS, des substances extrêmement persistantes que l’on retrouve dans de nombreux produits du quotidien et dans l’environnement.
« Ces polluants posent des questions fondamentales : comment détecter l’invisible et comment prévenir des contaminations durables ? », explique-t-elle. Un défi qui exige rigueur, patience et persévérance, des qualités qu’elle considère essentielles dans la recherche.
Là où la science rencontre le terrain
En octobre 2024, Min rejoint SUEZ en tant que postdoctorante dédiée à la recherche sur les PFAS à Beijing. Son rôle s’inscrit au cœur des activités de recherche et d’innovation du Groupe, avec une approche transversale couvrant l’ensemble du cycle de l’eau.
Son travail consiste à renforcer les connaissances scientifiques sur ces polluants et à contribuer au développement de nouvelles réponses adaptées aux réalités opérationnelles. « Mon rôle est de faire le lien entre la recherche, les besoins du terrain et les enjeux réglementaires », résume-t-elle.
Avancer ensemble face à des défis complexes
Min ne décrit jamais la science comme un chemin linéaire. Les essais infructueux, les ajustements constants et le temps long font partie intégrante de son quotidien. « Même de petites avancées comptent », souligne-t-elle. Améliorer une méthode, gagner quelques points de performance, affiner une compréhension » pour elle, c’est ainsi que la recherche avance concrètement.
Cette approche pragmatique s’accompagne d’une grande humilité. Elle insiste sur l’importance du collectif. « La complexité des défis environnementaux nécessite de les relever de manière collective. Les échanges avec les équipes, ici et à l’international, sont essentiels pour dépasser les blocages ». Min travaille en étroite collaboration avec le CIRSEE, le centre de recherche sur l’eau et l’environnement de SUEZ en France, des universités partenaires chinoises et des acteurs industriels.
Un engagement qui ne s’arrête pas au laboratoire
L’engagement de Min dépasse le cadre de son travail chez SUEZ. Dans sa vie quotidienne, elle privilégie une consommation raisonnée et elle veille à limiter son impact environnemental. Elle entretient également un lien fort avec la nature, à travers la randonnée et la photographie. « Être au contact de la nature, même dans un parc, rappelle que la protection de l’environnement n’est pas une abstraction. C’est quelque chose de tangible, qui touche directement nos vies », confie-t-elle.
Mettre la science au service de l’intérêt collectif
Quand on demande à Min, ce qu’elle dirait à la chercheuse qu’elle était lors de son premier jour chez SUEZ, elle évoque le fait de rejoindre une entreprise qui croit profondément au rôle de la science pour relever les défis environnementaux. Elle insiste sur l’importance de rester proche du terrain et de garder confiance dans le sens de ce travail parfois exigeant.
Aujourd’hui, Min ne revendique pas la fierté comme un objectif. Mais elle reconnaît la valeur du chemin parcouru, lorsque la recherche contribue à la protection de l’eau et de la santé publique. Une façon d’ancrer son travail dans une utilité concrète, au-delà des résultats scientifiques eux-mêmes.
À travers son parcours, Min incarne une science rigoureuse, patiente et profondément humaine, fidèle à l’ambition de SUEZ : mettre la science au service d’un avenir plus durable.
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