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Origins.earth présente la « météo carbone » du deuxième confinement : une éclaircie pour les émissions de CO2, en baisse de 35% à Paris

Quelques jours après l’annonce de restrictions sanitaires renforcées pour 16 départements, dont l’Ile-de-France, l’analyse des émissions de CO2 réalisée durant le 2e confinement en France (novembre-décembre 2020) révèle une baisse ponctuelle des émissions de l’ordre de 35% pour la ville de Paris et de 22% pour l’Ile-de-France.

 

La mesure et l’identification des sources d’émission de gaz à effet de serre est un levier essentiel pour les politiques de lutte contre le réchauffement et le déploiement de solutions adaptées aux enjeux de la transition énergétique.

La solution unique développée par Origins.earth, en partenariat avec le Laboratoire des Sciences du Climat et de L’Environnement (LSCE) et la Ville de Paris, avait déjà permis de quantifier les effets du premier confinement (mars-mai 2020) sur le niveau des émissions de CO2. Le premier confinement avait provoqué une réduction plus forte des émissions, d’environ 54% pour Paris et de 42% sur l’Ile de France. La baisse moins prononcée des émissions pendant le deuxième confinement s’explique notamment par le maintien, fin 2020, d’une part plus importante de l’activité économique et de la circulation routière.

La solution d’Origins.earth propose des fonctions jusqu’ici inédites, tant par son dispositif de mesure en continu des émissions de gaz à effet de serre que par ses modèles d’analyse des données recueillies : « Dans le cas du CO2, les méthodes traditionnelles basées sur des inventaires ne sont plus suffisantes, puisqu’elles offrent des vues avec 2 à 3 ans de retard. Notre technologie se démarque en offrant une vision dynamique et proche du temps réel. Les stations de mesure de haute précision du LSCE et les nôtres détectent les nuages de CO2, puis nous modélisons la météorologie pour déterminer l’origine des émissions », déclare David Duccini, Directeur Général d’Origins.

La technologie proposée par Origins.earth permet ainsi d’identifier avec précision les sources d’émissions de gaz à effet de serre et de mener des actions concrètes pour les réduire ou les éliminer. Elle se distingue des bilans carbone réalisés jusqu’à présent, qui n’offrent qu’une photo figée, fondée sur des hypothèses d’émissions en fonction des activités locales.

« Le confinement a permis une baisse de très courte durée des émissions et pour atteindre les objectifs de réduction de la ville de Paris, il faudra poursuivre les efforts avec des changements systémiques », précise Philippe Ciais, membre de l’académie des sciences, directeur de recherche au LSCE et participant au projet.

« C’est l’obtention des données d’émissions en quasi-temps réel qui présente une innovation intéressante pour Paris et toutes les villes », selon Yann Françoise, Responsable Climat, énergie et économie circulaire de la Ville de Paris. « Paris travaille depuis plus de 10 ans avec le LSCE pour affiner les modèles de mesure en temps réel du CO2. Dès sa création, Paris a soutenu le projet Origins.earth pour permettre de bénéficier des dernières avancées scientifiques au service de la transition climatique à Paris. Cela doit permettre d’ouvrir de nouvelles perspectives de pilotage de la transition bas carbone, d’évaluer rapidement l’impact des projets et d’engager une nouvelle forme de dialogue avec les Parisiens. »

Les enjeux de la transition énergétique, actuellement discutés en France, sont d’ailleurs au cœur du projet de loi Climat et Résilience issu des travaux de la Convention citoyenne pour le climat qui cible une baisse d’au moins 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

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Presse : Elodie Vandevoorde
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